Si vous avez la possibilité de stocker votre bois, il est préférable de le commander au printemps.
Vous le laisser dehors au soleil et à la
pluie, ainsi celle-ci va débarrasser le chêne de son tanin et nettoyer
le bois, le soleil de l'été va le sécher magnifiquement et vous pourrez
le rentrer ou le couvrir avant le mauvais temps de l'automne




Comment et
combien de temps stocker son bois de chauffage ?

Fendez les bûches, entrecroisez-les et empilez-les sur une plate-forme surélevée de manière à permettre une bonne circulation d'air.
Un tas de bois désordonné ne permet pas le séchage du bois.
Comme dans la plupart des pays européens, la surface boisée s'accroît fortement.
En France, depuis les deux derniers siècles, elle a presque doublé !
En effet, le prélèvement forestier annuel est inférieur à l'accroissement naturel de la forêt.
Le capital forestier augmentant de plus de 10 % chaque année, la ressource est donc préservée et le bois considéré comme une énergie renouvelable.
Le CO2 ,libéré pendant sa combustion, est le même que celui qui serait rejeté dans l'atmosphère lors de sa dégradation naturelle.
L'impact de la combustion du bois sur l'atmosphère est donc neutre.
Les principaux appareils de chauffage
On distingue essentiellement deux types de systèmes de chauffage au
bois : les appareils individuels et les systèmes de chauffage
central.
Pour les appareils indépendants (poêles et inserts, par exemple), on
cite souvent les critères suivants pour une première évaluation de la
puissance à installer :
- surface habitable allant de 80 à 130 m2 : 8 à 10 kW
- surface habitable de 100 à 150 m2 : 10 à 12 kW
- surface habitable supérieure à 150 m2 : 12 à 18 kW
Les feux
ouverts :
Très convivial, ce système est cependant celui qui présente le moins
bon rendement.
Des améliorations y ont été apportées, notamment par des récupérateurs
de chaleur qui permettent d’obtenir de meilleurs rendements (environ
20%).
Les inserts et foyers fermés :
Ces
appareils,
parfois appelés « encastrables », améliorent le principe des
feux ouverts.
Dans ce cas, la chaleur est propagée par rayonnement par la
vitre et par convection (naturelle ou forcée) entre le foyer et la
carrosserie de l’appareil.
Les inserts sont à encastrer dans une cheminée existante, tandis que
les foyers fermés sont habillés d’une maçonnerie à but décoratif.
Selon le type d’appareil, le rendement peut aller de 40 à 80%.
Les
poêles à
bûches :
De nombreuses avancées technologiques (meilleur contrôle de la
combustion, par exemple) ont permis de mettre au point des appareils
qui peuvent aujourd’hui atteindre des rendements de 70 à 90%.
Les poêles transmettent traditionnellement la chaleur par rayonnement,
mais on trouve également sur le marché des appareils équipés d’un
circuit de convection.
Parmi les poêles à bûches, un type particulier de
poêles, les poêles de masse.
Ces appareils, présentant une masse importante, fonctionnent sur le
principe de l’accumulation de chaleur.
La combustion a lieu dans un foyer central en matières réfractaires
(pierre, argile, céramiques) accumulant la chaleur produite pour la
restituer par la suite par rayonnement lorsque le foyer est
éteint.
Les fumées chaudes circulent dans une série de conduits
achevant de transférer leur chaleur au matériau.
Leur grande densité leur permet d’accumuler une quantité considérable
de chaleur qui sera restituée progressivement dans le milieu ambiant.
Ces appareils, d’un grand confort de chauffe, ne sont néanmoins pas
adaptés à n’importe quel type de bâtiment à chauffer.
On se renseignera donc préalablement auprès des professionnels du
secteur.
Les poêles à granulés :
Par rapport aux poêles à bûches, les poêles à granulés ont la
particularité d’être pourvu d’un réservoir qui n’est pas en contact
direct avec la chambre de combustion.
C’est une vis sans fin qui amène automatiquement la quantité voulue de
granulés destinés à la combustion.
Ces appareils, de haute technologie, présentent un confort
d’utilisation équivalent aux appareils fonctionnant au gaz ou au mazout.
Leur rendement peut atteindre 90%, voire plus pour certains
modèles.
Les systèmes
de chauffage central
Les
chaudières
à bûches :
L’utilisation de bûches dans une chaudière nécessite de nombreuses
manipulations, mais cela reste un des moyens les moins chers pour se
chauffer au bois.
L’autonomie est variable selon la demande en chaleur, mais il
faut habituellement charger la chaudière au moins une fois par jour.
Il est conseillé de coupler la chaudière à un accumulateur de chaleur
(ballon hydro-accumulateur), ce qui permet de faire fonctionner la
chaudière à puissance nominale, à son meilleur rendement (50 à 80%,
selon les modèles).
Les chaudières à plaquettes et les chaudières à granulés de bois
(pellets) :
Les chaudières à alimentation automatique sont entièrement automatisées.
Le combustible (plaquettes ou pellets) est stocké dans un
réservoir (cave, grange, silo enterré, …) et acheminé automatiquement
(vis sans fin) vers la chambre de combustion de la chaudière.
La combustion est de très bonne qualité car les alimentations en air et
en combustible sont gérées avec finesse.
Le rendement varie de 70 à 90% (voire plus pour certains modèles).
Lorsque c’est possible, il peut être particulièrement
intéressant de coupler un système de chauffage au bois à un dispositif
de panneaux solaires (production d’eau chaude).
Une plus grande souplesse d’utilisation peut également être obtenue en
installant un ballon hydro-accumulateur.


Les poêles
chaudières :
Ceux-ci
permettent non seulement de chauffer la pièce dans laquelle ils se
trouvent, mais aussi d’alimenter en eau chaude un petit réseau de
radiateurs.
Ils constituent en quelque sorte un système intermédiaire entre les
appareils destinés à ne chauffer qu’une seule pièce et les systèmes de
chauffage centra